Quels organes peut-on greffer ?

La greffe des organes est la solution thérapeutique de dernier recours pour soigner de nombreuses pathologies, alors quelles sont les organes concernés par la greffe et pour quelles pathologies ?

Le Rein : il est l’organe le plus couramment greffé, l’opération de greffe se réalise en cas d’insuffisance rénale sévère ou terminale

Les personnes malades souffrant d’insuffisance rénale nécessitent une prise en charge par hémodialyse qui se réalise plusieurs fois par semaine et pendant plusieurs heures. C’est un traitement très fatigant qui pourrit la qualité de vie des malades.

Le foie : la greffe de cet organe est indiquée dans le cas d’une cirrhose avancée, cette maladie est caractérisée par le dommage des cellules de foie.  La greffe de foie peut se faire également lors d’un cancer localisé ou dans certaines formes avancées d’hépatite.

Le cœur : la greffe d’un cœur est une opération très maitrisée, cette solution thérapeutique se fait en cas d’insuffisance cardiaque compliquée ou l’organe ne joue plus son rôle, c’est à ce moment-là que la greffe est le recours possible.

Le poumon : il se considère comme étant le quatrième organe concerné par la greffe. Une transplantation pulmonaire est réalisée lors de certaines pathologies comme :

  • La bronchopneumopathie chronique obstructive
  • La mucoviscidose
  • La fibrose pulmonaire
  • L’hypertension artérielle pulmonaire

Le pancréas :  le greffe du pancréas concerne les diabétiques de type 1 qui ne peuvent être soignés et dont le pancréas est totalement détruit.

Autres organes : les intestins, l’utérus… peuvent être greffés dans des cas très restreints.

La greffe tissulaire : à part les organes, les tissus peuvent également être greffés comme la cornée (lors d’une atteinte visuelle grave), la moelle osseuse (tissu où se construisent les cellules sanguines) la peau (lors d’une brûlure délicate sur une large surface) les vaisseaux sanguins (pour traiter certaines attaques cardiovasculaires).

Quelles conditions doit-t-on respecter pour que la greffe d’organe réussie ?

Afin de diminuer le risque du rejet de l’organe, il faut respecter la compatibilité immunologique entre le receveur et l’organe greffé. Il doit exister au minimum une compatibilité au niveau du groupe sanguin ; l’adéquation au niveau du groupe HLA reste souhaitable mais pas une condition impérative.

Une fois l’opération de greffe est réussie, L’organisme des receveurs considère l’organe transplanté comme étant un objet étranger, c’est pour cette raison que le malade doit poursuivre un traitement à vie pour empêcher le rejet du greffon.

La transfusion sanguine , ce n’est pas une greffe !

La transfusion sanguine n’est pas considérée comme une greffe car elle n’exige pas les mêmes conditions, le sang du donneur ne demande qu’une compatibilité du groupe sanguin alors qu’aucun traitement anti-rejet n’est imposé.

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